Quelques données pour connaître les atouts et les faiblesses de cette décision, des conseils pratiques pour réagir en primaire et en secondaire.
Les arguments "pour et contre" le redoublement
Faire passer des élèves faibles peut aboutir à les décourager, les faire redoubler peut les démotiver ! Concrètement les différentes études existantes montrent que le succès d'un redoublement repose entièrement sur le profil de l'enfant. Faire redoubler un enfant qui ne travaille pas n'a aucun intérêt, en revanche celui qui est volontaire mais qui assimile plus lentement, celui qui a vécu une perturbation dans l’année, ou encore celui qui a eu du mal à s’adapter à une nouvelle école, aura tout à gagner au redoublement.
La France est championne du monde du redoublement : 38% des élèves redoublent au moins une fois dans leur scolarité alors que la moyenne européenne est de 13 %. Ce qui a été pointé comme inefficace par le rapport de la Cour des comptes paru en mai 2010.
Cependant, faire passer des élèves faibles ne peut être valable que si un accompagnement réel et personnalisé est mis en place, hors force est de reconnaître que ce n'est pas encore le cas dans notre pays. La suppression du redoublement ne peut s'envisager qu'en repensant tout notre système scolaire.
Etat des lieux par classes :
La seconde est aujourd'hui la classe la plus redoublée : près de 15 % des lycéens redoublent ce niveau, contre à peine 8 % en première et plus de 13 % en terminal (principalement liés à un échec au bac).
Selon une étude de la Direction de l'évaluation et de la prospective (1): « Parmi les lycéens (...), la proportion d'élèves qui obtient le baccalauréat est presque la même chez ceux qui n'ont jamais redoublé (86 %), et chez ceux qui ont redoublé pour la première fois au lycée (85 %). (...)
Les commentaires récents